L’Art du calcul mental
Compter vite, compter juste
Par J.-B. Vieil, directeur d’école publique · Introduction de Hugo Marie Grimaldi d’Esdra
Une addition au marché, un pourcentage dans une réunion, un partage entre amis, une facture à vérifier : le calcul de tête sert toute la vie, et l’assurance qui vient de savoir compter sans papier ni machine. Ce livre redonne en entier le livret de l’élève de J.-B. Vieil, directeur d’école publique dans les Alpes-Maritimes, publié à Nice au début du siècle dernier.
- Le livret de J.-B. Vieil donné en entier, sans modernisation : les francs, les centimes et l’orthographe de l’original.
- Des règles graduées, une par semaine d’octobre à juin, qui font marcher de front les quatre opérations.
- Chaque règle en une page : un exemple, la manière de le dire à voix haute, la règle en deux lignes, une remarque, des exercices.
- Des problèmes à la fin de chaque mois, les factures en juillet, la table de multiplication jusqu’à 20 et la règle pour rendre la monnaie.
- En ouverture, l’introduction de Hugo Marie Grimaldi d’Esdra situe le livret et dit à quoi il sert aujourd’hui.
Pour les adultes qui veulent entretenir leur attention et leur mémoire dix minutes par jour, loin des écrans ; pour les parents et les grands-parents qui veulent faire dresser l’ardoise à leurs enfants ; pour les enseignants qui cherchent une progression éprouvée. On peut le suivre semaine après semaine, ou l’ouvrir au hasard et se donner cinq problèmes.
Introduction, par Hugo Marie Grimaldi d’Esdra
J’ai sans doute fait partie des dernières classes où, le matin, avant toute autre leçon, on s’entraînait à répondre vite. La maîtresse lançait une opération, « quarante-huit plus trente-cinq », « le quart de cent vingt », « douze fois quinze », et chacun, tête baissée, écrivait le résultat à la craie et dressait son ardoise. Elle parcourait les rangs du regard ; les ardoises se levaient, les bonnes et les mauvaises, et l’on recommençait. Cela ne durait pas dix minutes. Nous ne savions pas que nous apprenions quelque chose ; nous croyions jouer.
5e Règle · Soustraction de deux nombres entiers supérieurs à 100
Exemple : 536 − 273 = 263. On dit : de 273 à 300, 27 ; de 300 à 536, 236 ; 236 et 27, 263.
Règle. — Pour soustraire l’un de l’autre deux nombres entiers supérieurs à 100, on cherche ce qui manque au petit nombre pour égaler le nombre de centaines immédiatement supérieur ; puis, ce qui manque à ce nombre de centaines pour égaler le grand nombre. On fait ensuite la somme des deux résultats.
Exemple : 457 − 188 = 269. On peut dire : 457 moins 200, 257 ; plus 12, 269. (12 c’est ce qui manque à 188 pour faire 200).
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