L’Art de lire
Pourquoi lire, que lire, comment lire : Sénèque, Montaigne, Proust, Simone Weil et vingt autres lecteurs
Par Hugo Marie Grimaldi d’Esdra
« Je ne crois pas au manque de temps. Je crois à la perte d’un art. On a su lire ; on ne sait plus. Et ce qui s’est perdu peut se rapprendre, à condition de s’adresser aux bons maîtres. » Vingt-cinq maîtres, de Sénèque à Simone Weil, répondent à trois questions : pourquoi lire, que lire, comment lire. Chaque texte est précédé d’une notice qui situe l’auteur et l’ouvrage. Entre les chapitres, quinze nuits racontent comment Daria fait la lecture à Théo, dix-neuf ans, immobilisé à l’hôpital, le téléphone en miettes. Un guide pour retrouver le goût des livres, et l’envie d’en ouvrir un ce soir.
- Trois parties, Pourquoi lire, Que lire, Comment lire, ouvertes par une question : qui lit encore ? De Fahrenheit 451 aux hommes qui ont appris des livres par cœur pour les sauver.
- Vingt-cinq maîtres, de Sénèque, Montaigne et Descartes à Proust, Péguy, Zweig, Virginia Woolf, Nietzsche et Simone Weil.
- Que lire : comment choisir, un pays et un livre, de L’Odyssée à Guerre et Paix, les livres passeurs, de Simenon au Larousse, et quatorze lecteurs qui racontent le livre de leur vie, d’Augustin à Sartre.
- Comment lire : lentement, la plume à la main, avec attention, dans un coin à soi, et de préférence un livre de papier.
- Une lettre à un apprenti lecteur et une annexe, Dix raisons de lire, pour qui ne lâche pas son téléphone.
Pour ceux qui ont perdu l’habitude de lire et voudraient la retrouver, sans leçon ni culpabilité. Pour les parents, les enseignants, les bibliothécaires et les documentalistes qui cherchent comment donner le goût des livres. Pour les grands lecteurs aussi, curieux de savoir ce que d’autres ont trouvé dans les leurs. On peut le lire d’un bout à l’autre, ou un maître par soir, comme Daria fait la lecture à Théo.
Introduction générale · Qui lit encore ?
À la fin de Fahrenheit 451, Montag s’enfuit. Il a été pompier ; il brûlait les livres. Il suit la voie ferrée dans la nuit. Au bord d’un feu, il trouve des hommes. Des vagabonds, d’anciens professeurs, un pasteur. Leur chef, un ancien écrivain nommé Granger, les présente, et chaque nom est un titre : celui-ci est la République de Platon, celui-là les Voyages de Gulliver. Il n’y a plus de livres. Alors ils sont devenus les livres. Chacun en a appris un, puis l’a laissé brûler. Ils attendent, le long des rails, le jour où l’on voudra les entendre.
Ray Bradbury a écrit cela en 1953. François Truffaut en a fait un film en 1966, et c’est souvent par le film qu’on connaît Fahrenheit 451. Il a passé ses dernières années à se plaindre qu’on l’eût mal compris. Son roman, disait-il, ne parlait pas de la censure. Il parlait d’un peuple que la télévision rendait incapable de lire, et à qui l’on n’avait plus rien à interdire. Il avait raison. Personne n’a brûlé nos bibliothèques. Elles sont là, immenses, ouvertes à toute heure. On s’en éloigne sans violence. On préfère autre chose.
Vous avez lu ce livre ? Partagez votre avis honnête sur Amazon, positif ou critique : il aide d'autres lecteurs à se faire une idée (comment faire). La Lettre FormadiLib annonce chaque mois les volumes suivants de la collection.
Comment ce livre a été fait : notre exigence éditoriale et notre usage de l'IA.















