L’Art du temps à soi
Gestion du temps : ralentir pour vivre et travailler mieux
Par Hugo Marie Grimaldi d’Esdra
Vous n’avez pas le temps de lire ce livre. C’est exactement ce que disait Pline le Jeune en rentrant de Rome le soir, quand il se demandait à quelles bagatelles il avait perdu sa journée. Nous ne manquons pas de temps : nous en perdons beaucoup, et nous le sentons à peine. La gestion du temps a deux mille ans ; ce volume donne à lire ses maîtres, de Sénèque à Simone Weil, et en tire de quoi ralentir pour vivre et travailler mieux.
- Trente-sept témoins, de Sénèque à Simone Weil : Pline, saint Benoît, Montaigne, Shakespeare, Pascal, madame de Sévigné, Franklin, Thoreau, Bergson, Proust, Colette, puis les penseurs de l’accélération.
- Pour chaque témoin : quelques lignes pour le situer, le texte lui-même dans les grandes traductions, puis un repère, « Où est le temps à soi », qui dit en cinq lignes ce qu’il faut y chercher.
- Chronos et kairos : le temps qui s’écoule et le temps de l’occasion, celui que mesurent les horloges et celui que l’on saisit ou que l’on manque.
- Les emplois du temps célèbres, du sénateur romain au moine, et les méthodes d’aujourd’hui, de la règle des deux minutes au travail profond, rapportées à leur source.
- Une sortie pratique : écrire son propre emploi du temps en une page, avec une question du matin et une question du soir.
Pour ceux qui courent et voudraient comprendre pourquoi : cadres et indépendants, enseignants et étudiants, parents, jeunes retraités qui découvrent un temps qu’ils ne savent plus habiter. Pour les lecteurs aussi qui aiment les grands textes et veulent les retrouver rangés autour d’une seule question. On peut le lire d’un bout à l’autre, ou l’ouvrir au hasard, un témoin par soir.
Avant d’ouvrir · Les témoins que nous appelons à la barre
La table des matières qui suit aligne des noms qui peuvent intimider : Sénèque, Augustin, Pascal, Bergson. Il ne faut pas. Ce livre n’est pas un cours, c’est un procès, et ces auteurs y sont appelés comme témoins. On ne leur demande pas d’être grands ; on leur demande ce qu’ils ont vu.
Il n’est donc pas nécessaire de les connaître pour les lire. Chaque témoin est présenté avant de parler, en quelques lignes ; un court repère dit ce qu’il faut chercher dans sa déposition ; puis il parle, dans une langue parfois rafraîchie pour qu’elle se lise sans peine. Les témoins d’hier sont nos contemporains : ils ont vécu comme nous, dans des journées trop courtes, et ils ont pris le temps d’y réfléchir. On peut les entendre dans l’ordre, ou appeler d’abord celui que l’on connaît. Tous répondent.
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