Du 10 octobre au 10 décembre 2026 · 16 ebooks à 0,99 €. Voir les offres →
Rayon 01Nouvelle vie après 50 ansRevenus, liens, projets, énergieAprès 60 ans, plus de…11 tomes
Rayon 02Histoire et cultureComprendre son époque par les figures et le temps longConnais-moi15 tomesL’Art de…4 volumes
Les clés pour comprendre · décembre 2026
Rayon 03Management et vie professionnelleDécider, diriger, trouver sa placeLignes de conduite7 tomesFemmes au travail16 tomes
Manager à l’ère de l’IA · novembre 2026
Rayon 04FictionSe distraire, entrer dans une enquête
Iris Chaix, Rencontres improbables, Elias Varn · décembre 2026
Rayon 05Au fil de la vieDes livres pour soi, à chaque étapeSortir de… · novembre 2026
AuteursLes signatures de la maisonExigenceLe contenu et le contenantManifeste IANotre usage de l’IARayons et calendrierLes cinq rayons, les parutions à venirActualitésParutions et nouvellesLettres de l’éditeurL’entretien et les lettres de l’éditeurFormadi Conseil et FormadiLibQui éditeLecteursLe cercle des lecteursPresseJournalistes et dossier de presse
Six minutes pour oser · le podcast de la collection Femmes au travail
Couverture de S’affirmer au travail
Tome 8 · 5 min 52 s

S’affirmer au travail

S'affirmer sans s'imposer, seule ou en équipe, d’Eleanor Sorel

Le livreLe Carnet de ressourcesTélécharger (MP3)

Musique : « In the Round Hi-Hat », de Dustin Trimble, par Touch ’N Go, orchestre de l’US Air Force en Europe. Domaine public.

Le texte de l’épisode

L’amie. Bienvenue dans « Six minutes pour oser ». Imagine la scène : fin d’après-midi, salle de réunion vitrée. On reproche à Vera un choix du mois dernier. Elle repose son café froid et répond calmement : « Je comprends que le retard t’inquiète. Le choix du mois dernier, je l’assume, et voici pourquoi. »

La coach. Cette scène ouvre « S’affirmer au travail », d’Eleanor Sorel. Le livre parle de ces moments où le fond est clair, mais où le ton peut fermer la porte. J’ai déjà relu un mail du soir le lendemain, surpris par sa froideur. Avoir raison ne suffit pas toujours à se faire entendre.

L’amie. Quand tu n’es pas d’accord en réunion, crains-tu que la contradiction soit prise pour une attaque personnelle ? Cette question me parle. Le contexte compte, tout comme les jugements sur le ton. On peut défendre une idée avec conviction sans chercher le conflit : encore faut-il que notre voix le montre.

La coach. Une étude de Textio, en 2022, a analysé des retours d’évaluation portant sur plus de 25 000 salariés, dans 250 organisations. Résultat : les femmes y ont onze fois plus de risques que les hommes d’être qualifiées d’« abrasive ». Ce chiffre frappe, même s’il n’explique pas à lui seul chaque situation.

L’amie. Onze fois plus : ça secoue ! Ce chiffre ne raconte pas chaque situation ni ce qui s’est passé dans une réunion. Un jugement sur le ton ne résume pas une personne. Avant de tout remettre en question, on respire et on regarde précisément ce qui s’est joué.

La coach. En France, l’Apec indique qu’en 2024, « 37 % des femmes cadres disent être témoins, au moins de temps en temps, de propos ou de comportements sexistes dans leur entreprise ». Le contexte compte aussi. Demande-toi : qu’est-ce qui relève de tes mots, et qu’est-ce qui relève de la situation ?

L’amie. Bon, et si on ne fait rien, voilà ce qui arrive. À 19 h 20, Vera envoie à Luc un mail factuel. Le lendemain, elle trouve froide la troisième phrase, sans l’avoir voulu. Elle voulait être claire, pas couper le lien. Maintenant, elle repasse chaque mot dans sa tête.

La coach. Luc répond par deux lignes polies et fermées. À l’écrit, sans regard ni voix, les mots perdent leurs nuances et la tension dure. On croit avoir terminé en appuyant sur « envoyer », mais l’échange reste coincé. La prochaine fois, on choisit ses mots avec autant de soin que son intention.

L’amie. Aïe. On voulait être claire, pas couper le lien. Et trop envelopper un refus le transforme en peut-être et relance la négociation. Comment trouver sa voix sans devenir sèche ni s’effacer ? Je veux une réponse qui ne ravale pas le désaccord et ne claque pas la porte.

La coach. Premier geste : la relecture à froid. Après un échange difficile, reprends-le calmement. Repère dureté ou effacement, puis ce qui les a précédés. Sans te juger ni refaire toute la conversation, cherche le déclencheur. Tu repères ce que tu voudras choisir autrement la prochaine fois.

L’amie. Après une réunion, Perrine reçoit deux jugements opposés : brusque pour son responsable, effacée pour sa cheffe de projet. Elle repère deux moments de dureté, deux d’effacement et un silence de quarante secondes. Elle observe une scène précise, pas une étiquette sur toute sa personne.

La coach. Au lieu de décider que tu es comme ci ou comme ça, regarde un échange précis et ce qui se passe en toi. Le livre propose cette question : « Qu’est-ce qui se passe dans le corps, là, maintenant ? » Fais une pause, puis choisis ta réponse. Le désaccord reste là, mais tu y entres avec davantage de présence.

L’amie. Cette question m’aurait aidée avant certains mails envoyés trop tard. Quand une conversation te serre le ventre, demande-toi ce que tu veux rendre possible : fermer la porte, ou avancer sans t’effacer ? Clarifier ton intention change déjà ta première phrase : tu n’es plus emportée par la tension.

La coach. Le ton ajusté ne garantit pas que l’autre comprendra tout comme tu l’espères. Il ne règle pas les rapports de pouvoir ni les difficultés relationnelles. Mais tu peux choisir tes mots et la façon dont tu prends part à la conversation.

L’amie. Cette semaine, je choisis un échange qui me préoccupe. Avant, je vérifie mon état ; après, je relis à froid. Si je découvre une phrase sèche ou un silence trop long, je note ce que j’ai appris. Sans me juger : juste une chose concrète à essayer la prochaine fois.

La coach. Deuxième geste : prépare une phrase d’ouverture, comme Élise avant son entretien. Elle choisit : « J’ai quelques éléments à te soumettre sur le secteur, et j’aimerais ton avis sur la direction qu’on prend. » Une entrée claire donne une direction, sans écrire tout le dialogue. Tu poses ton intention, puis tu laisses de la place à la réponse.

L’amie. J’adore : on prépare le départ, pas toute la conversation. Et si le ton dérape, on répare au lieu de laisser grandir la gêne. Une phrase brève et sincère suffit à rouvrir l’échange. Pas besoin de formule parfaite : on revient au dialogue.

La coach. Le livre le formule ainsi : « La justesse n’est pas la perfection. C’est la vitesse à laquelle on revient vers le bon ton. » Tu as le droit d’affirmer ton point de vue, une phrase à la fois. Alors, cette semaine, choisis un échange et essaie. Pas besoin d’attendre de te sentir parfaitement prête : commence par une phrase, puis ajuste.

L’amie. Pour aller plus loin, rendez-vous sur formadilib.fr : le Carnet de ressources du livre t’attend, gratuit. Et le livre d’Eleanor Sorel, « S’affirmer au travail », est disponible sur Amazon. À très vite pour six nouvelles minutes !

← Épisode précédent : Prise de parole en réunionÉpisode suivant : Le syndrome de la gentille fille →Toute la série Six minutes pour oser →Tous les podcasts →