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Six minutes pour oser · le podcast de la collection Femmes au travail
Couverture de Trouver sa place au travail
Tome 2 · 5 min 49 s

Trouver sa place au travail

Trouver sa voie et du sens au travail, d’Elisabeth Solberg

Le livreLe Carnet de ressourcesTélécharger (MP3)

Musique : « In the Round Hi-Hat », de Dustin Trimble, par Touch ’N Go, orchestre de l’US Air Force en Europe. Domaine public.

Le texte de l’épisode

L’amie. Bienvenue dans « Six minutes pour oser ». Imagine : un mardi de septembre, Hélène répond automatiquement oui quand on lui demande si elle aime encore ce qu’elle fait. Puis, après coup, elle reste seule avec cette question. La scène est toute simple, mais quelque chose s’y ouvre. Tu vois ?

La coach. Cette scène ouvre une piste dans « Trouver sa place au travail », d’Élisabeth Solberg. Moi aussi, j’ai connu ce moment où tout semble fonctionner de l’extérieur, alors qu’à l’intérieur, quelque chose résiste. On avance comme on l’attend de nous, et une petite voix réclame qu’on l’écoute.

L’amie. Toi qui écoutes, est-ce que tu réponds « ça va » sans y penser, puis tu t’interroges après coup ? Est-ce que tu récupères moins bien le week-end, ou retrouves la même lassitude après les vacances ? Le corps sonne l’alarme avant qu’on comprenne le décalage.

La coach. Est-ce que tu réussis tes dossiers, mais as l’impression que ton travail ne compte plus ? Est-ce que la prochaine promotion te semble logique, sans vérifier si tu la désires ? On peut être compétente et appréciée, tout en sentant que le quotidien ne correspond plus. Écoute ce signal.

L’amie. Et si on ne fait rien, voilà ce qui arrive : la fatigue s’installe. Hélène décrit deux ans de lassitude persistante. Un week-end ne suffit plus ; après les vacances, la même sensation revient. Ce n’est pas une mauvaise période à balayer : ce signal mérite un vrai regard.

La coach. Cette fatigue revient même quand la charge change. Le livre montre aussi le piège : changer d’équipe ou de manager sans clarifier ce qu’on cherche, puis retrouver ailleurs le même décalage. Avant de choisir une porte, nomme ce que tu veux retrouver. C’est notre point de départ.

L’amie. Moi aussi, ça me parle : on peut faire son travail correctement, être respectée, et pourtant s’éloigner de soi. Hélène ne manque pas de compétences ; c’est le terrain où elle les exerce qui ne lui correspond plus. Le souci vient parfois des conditions, pas du poste entier.

La coach. Voilà la nuance : le décalage n’est pas automatiquement un ordre de partir. Il donne une information. Le livre dit : « Le décalage n’est pas ennemi. Il est information. » Identifie ce qui manque et ce qui nourrit. La réponse, c’est un changement précis ; pas forcément un grand départ.

L’amie. Bon, j’ai envie de bouger ! On ne baisse pas les bras, mais on ne plaque pas tout sur un coup de tête. Entre subir en silence et tout quitter demain, il existe d’autres façons d’avancer. Comment retrouver ce qui nous ressemble dans le réel ?

La coach. Premier outil : le test d’énergie. Pendant quelques semaines, note ce qui te nourrit et ce qui te vide, puis repère les répétitions. Observe aussi les conditions : avec qui tu travailles, quel rôle tu prends et ce que tu construis. Tu auras des indices concrets.

L’amie. Deuxième outil : les trois rayons d’action. Rester, ajuster, partir : tu regardes les trois. Entre tout accepter et démissionner, il y a de l’espace. Changer une mission, un périmètre ou une collaboration peut tout transformer sans effacer ce que tu as construit. J’adore : on ouvre le champ au lieu de foncer vers la sortie.

La coach. Le livre propose cette question : « Dans deux ans, qu’est-ce que je regretterai le plus : d’avoir essayé, ou de ne pas avoir essayé ? » Pose-la-toi : elle éclaire le coût de l’attente, sans réponse magique et sans t’obliger à choisir tout de suite.

L’amie. Cette semaine, je choisis un petit pas : après chaque réunion importante, je note ce qui m’a donné de l’énergie et ce qui m’en a pris. Puis je repère une condition à changer. Une note rapide suffit : les répétitions vont apparaître. Allez, ça, je le fais !

La coach. La voie se précise en avançant. Pas besoin d’avoir tout compris avant d’essayer une modification limitée. Fais un pas concret : il t’apprendra ce qui te convient. Ensuite, réévalue avec davantage de clarté. L’objectif : recueillir des informations utiles et choisir la suite en connaissance de cause.

L’amie. Oui ! Pas besoin de trouver tout de suite le poste parfait. Observe ton quotidien, repère les répétitions, puis demande un ajustement précis. Tu sors ainsi du faux choix entre tout supporter et tout quitter. Il y a une troisième voie, et tu peux commencer à la dessiner.

La coach. Si tu formules une demande, ne la laisse pas dans ta tête. Le livre rappelle : « Une demande implicite n’est pas une demande. C’est un espoir. » Dis ce que tu veux essayer et relie-le à une contribution concrète. Montre comment ton idée sert le collectif.

L’amie. Ça me donne envie de poser la question autrement : où est-ce que je me sens utile sans devoir me réduire ? Et quelle petite part de mon quotidien puis-je reprendre dès maintenant ? Pas besoin d’avoir le plan complet. Une question honnête change déjà notre regard sur le travail.

La coach. « La voie, elle, se marche. » Cette phrase d’Élisabeth Solberg nous invite à avancer sans attendre une certitude parfaite. Repère ton terrain, essaie un pas réel, puis ajuste. Ta place se construit, et tu as le droit d’y contribuer. Commence là où tu es, avec ce que tu as compris aujourd’hui.

L’amie. Pour aller plus loin, rendez-vous sur formadilib.fr : le Carnet de ressources du livre t’attend, gratuit. Et le livre d’Élisabeth Solberg, « Trouver sa place au travail », est disponible sur Amazon. À très vite pour six nouvelles minutes !

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