Napoléon à Waterloo : l’essentiel en dix points
Fiche 8 — Waterloo
La bataille qui clôt les Cent-Jours et rend impossible tout retour de Napoléon au pouvoir.
1. La bataille de Waterloo se déroule le 18 juin 1815, dans l’actuelle Belgique, au sud de Bruxelles. Elle oppose l’armée française commandée par Napoléon aux forces alliées du duc de Wellington, puis aux troupes prussiennes du maréchal Blücher.
2. Rentré en France en mars 1815, Napoléon reprend le pouvoir sans combat majeur, tandis que les puissances européennes réunies au Congrès de Vienne le déclarent ennemi public. Elles préparent de nouvelles armées.
3. Son plan repose sur la séparation des armées alliées. Les Prussiens de Blücher et les Anglo-Néerlandais de Wellington sont voisins, mais ne forment pas une seule armée. Si les Français battent l’un avant que l’autre arrive, ils peuvent espérer reprendre l’initiative.
4. Le 16 juin 1815, les Français vainquent les Prussiens à Ligny, tandis que les combats des Quatre-Bras empêchent de détruire ou de repousser complètement l’armée de Wellington. Les deux adversaires se replient sans perdre leur cohésion.
5. À Waterloo, la pluie de la veille a rendu le terrain boueux. L’artillerie française attend une partie de la matinée avant d’ouvrir le feu, afin que le sol sèche quelque peu. La bataille commence véritablement autour de la ferme de Hougoumont, position que les Français ne parviennent pas à enlever malgré des attaques répétées.
6. Les combats se concentrent ensuite sur le centre allié. Les attaques d’infanterie, les charges de cavalerie et l’engagement de la Garde impériale échouent à rompre la ligne de Wellington. Les troupes alliées subissent de lourdes pertes, mais elles conservent les positions essentielles. La bataille devient une lutte d’usure dont la France ne peut sortir victorieuse qu’avant l’arrivée des Prussiens.
7. Les premiers éléments de l’armée de Blücher paraissent sur le flanc droit français à partir de l’après-midi, puis renforcent progressivement la pression autour de Plancenoit. Leur intervention oblige Napoléon à détourner des forces déjà rares. À la fin de la journée, l’échec de la Garde impériale entraîne la désorganisation générale et la retraite de l’armée française.
8. Les historiens discutent encore la part des responsabilités : les ordres donnés au maréchal Grouchy, l’état de santé de Napoléon, les choix de Ney, le terrain ou les délais de mouvement. Aucune explication isolée ne suffit. Waterloo résulte de décisions françaises imparfaites, de la résistance alliée et surtout de la capacité de Wellington et Blücher à faire converger leurs forces.
9. Napoléon regagne Paris et abdique une seconde fois le 22 juin 1815. Il cherche ensuite à quitter la France, mais se rend aux Britanniques en juillet 1815. Ceux-ci l’envoient à Sainte-Hélène, bien plus lointaine et plus surveillée que l’île d’Elbe. La défaite ferme définitivement la possibilité d’un nouveau retour.
10. Dans la mémoire française, Waterloo est devenue l’image d’une défaite complète et irréversible. Pourtant, sa portée dépasse le destin d’un homme : elle permet aux puissances européennes d’installer l’ordre négocié à Vienne et met fin à plus de vingt ans de guerres révolutionnaires et impériales. Elle clôt une aventure commencée, pour Napoléon, à Toulon en 1793.
Napoléon, en entier
Le livre raconte la vie en une ouverture, 9 chapitres de récit et une clôture. Il se termine par les 10 fiches-clés, puis une chronologie, un glossaire et une bibliographie.
- Les piliers de granit
- Le Code civil
- Le Concordat
- Le génie militaire
- Austerlitz
- Le blocus continental
- La campagne de Russie
- Waterloo (cette page)
- Sainte-Hélène et le Mémorial
- Le mythe napoléonien
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