Les salons littéraires au XVIIIe siècle et leurs hôtesses
Fiche mémoire — Les salons littéraires
Pendant deux siècles, Paris a fait de la conversation un art. Des femmes l’ont dirigé, chez elles, autour d’une table.
L’origine
1. La chambre bleue. À partir de 1608, Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, reçoit les beaux esprits dans une pièce de son hôtel parisien dont les murs ont donné le nom : la chambre bleue.
2. Des invités illustres. Malherbe, Corneille, La Rochefoucauld, Mme de Sévigné ou Mme de La Fayette fréquentent ce salon, modèle de tous les autres.
Le salon de Mme Geoffrin
3. Madame Geoffrin. Née à Paris en 1699, Marie-Thérèse Geoffrin épouse à quatorze ans le directeur de la Manufacture royale des glaces et ouvre un salon dans leur hôtel de la rue Saint-Honoré.
4. Des jours fixes. À partir de 1749, son salon suit un rythme régulier : le lundi pour les artistes, le mercredi pour les savants, les gens de lettres et les philosophes, d’Alembert en tête.
5. Le dîner, à midi. On y parle autour d’un « dîner », qui correspondait alors à notre déjeuner : la conversation commence à table et se prolonge l’après-midi.
6. Une hôtesse peu instruite. Élevée par sa grand-mère, elle avait surtout appris à lire. Elle reçoit pourtant les esprits les plus brillants de son siècle et sait les faire parler.
7. Une mécène. Elle aide à financer la publication de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.
8. Un rayonnement européen. Son salon est si réputé que le roi de Pologne Stanislas Auguste l’invite à sa cour. Fontenelle, lui, en reste un fidèle jusqu’à la fin de sa vie.
L’héritage
9. Une plaque rue Saint-Honoré. Une plaque rappelle aujourd’hui, rue Saint-Honoré, la maison où elle a reçu pendant des décennies.
10. Ce qu’il en reste. L’idée qu’une conversation se prépare comme un repas : choisir les convives, varier les sujets, laisser chacun briller. Les clubs de lecture et les dîners entre amis en sont les héritiers.
La question que l’on pose à Google
Quel est le premier salon littéraire ?
On considère généralement que le premier grand salon littéraire français est celui de Catherine de Vivonne, marquise de Rambouillet, qui reçoit à partir de 1608 dans son hôtel parisien. Ses invités se retrouvent dans la célèbre « chambre bleue », du nom de la couleur de ses murs. Le modèle s’épanouit au XVIIIe siècle avec les salons de Mme de Lambert, de Mme de Tencin, de Mme Geoffrin ou de Mme Necker.
Sources
- Compagnons d’humanité, les salons littéraires sous l’Ancien Régime
- Bookforum, la marquise de Rambouillet et la chambre bleue
- Les Liaisons dangereuses, les salonnières du XVIIIe siècle
- Projet Voltaire, le salon de Madame Geoffrin
- OpenEdition Books, les salons français en Pologne au XVIIIe siècle
- Encyclopedia.com, Marie-Thérèse Geoffrin
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- Une conversation intéressante
- Les salons littéraires (cette page)
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