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Six minutes pour oser · le podcast de la collection Femmes au travail
Couverture de Personal branding : gagner en influence
Tome 14 · 5 min 54 s

Personal branding : gagner en influence

Communication et networking, d’Eleanor Sorel

Le livreLe Carnet de ressourcesTélécharger (MP3)

Musique : « In the Round Hi-Hat », de Dustin Trimble, par Touch ’N Go, orchestre de l’US Air Force en Europe. Domaine public.

Le texte de l’épisode

L’amie. Bienvenue dans « Six minutes pour oser ». Imagine… Tu répètes une présentation devant douze personnes, au douzième étage. Tu as huit minutes, mais tu n’en utilises que quatre. Tu ne montres pas tes chiffres et tu dis que le projet a eu un peu de chance. Ça te parle ?

La coach. Cette scène, c’est Lucie, dans le livre d’Eleanor Sorel, « Personal branding : gagner en influence ». Moi aussi, j’ai fait le travail avant de laisser quelqu’un d’autre le raconter. Les résultats ne parlent pas seuls : sans récit, ils passent inaperçus. Rendons-les lisibles.

L’amie. Toi qui écoutes, est-ce que tu réponds « oh, c’était rien » quand on te félicite ? Ou tu envoies un message rapide après avoir résolu un problème ? Et cette idée que tu gardes pour plus tard, avant de l’entendre sortir de la bouche d’une autre personne ?

La coach. As-tu déjà renoncé à publier un post parce qu’il te semblait trop voyant ? Ou refusé un poste parce qu’il te manquait une compétence ? Si tu te reconnais, ton travail mérite d’être raconté avec justesse. Pas enjolivé. Raconté.

L’amie. Le livre avance un repère : à compétence égale, la visibilité perçue pèse presque autant que la qualité réelle dans certaines décisions. Ce n’est pas une mesure chiffrée, mais une observation de l’autrice. La qualité compte, et ce qu’on en sait aussi !

La coach. Eleanor Sorel raconte avoir observé des personnes au travail pendant quinze ans. Elle a vu une différence parfois minime entre deux personnes à compétence égale : une seule devenait visible. Voilà le sujet : rendre le travail lisible, sans l’enjoliver ni jouer un rôle.

L’amie. Le risque ne concerne pas que la personne. Dans une équipe, un résultat collectif sans attribution précise devient anonyme. Les décideurs ne peuvent pas prendre en compte ce qu’ils ne connaissent pas. Si on ne fait rien, le travail existe, mais échappe aux regards.

La coach. Voilà l’idée forte du livre : « Le travail ne parle jamais de lui-même. Il est raconté, ou il se tait. » Alors, on raconte. Tu distingues ta contribution, tu nommes les autres et tu apportes des faits vérifiables. C’est net, juste et utile.

L’amie. On ne va pas se transformer en panneau publicitaire ! Cherchons une visibilité sobre, utile, fidèle au travail. On commence petit : un résultat précis, au bon endroit, devant les bonnes personnes. C’est à notre portée.

La coach. Premier outil : le miroir des résultats. Tu listes cinq à huit résultats récents, notes qui les connaît, puis choisis un résultat à rendre visible, avec un lieu et une date. Tu poses un fait sur la table. C’est concret, et tu peux commencer aujourd’hui.

L’amie. Estelle prépare un comparatif avant-après sur douze mois. Elle a repensé un processus de contrôle et documente les erreurs coûteuses qu’elle a contribué à prévenir. J’adore : elle rend visible un résultat qu’on ne voit pas.

La coach. Deuxième outil : le compteur de minimisations. Pendant une semaine représentative, tu notes tes formules sans te corriger. Farida en a repéré vingt-trois en cinq jours ouvrés. Ce n’est pas une règle universelle : observe d’abord ce qui revient, puis agis.

L’amie. À la place d’une phrase qui rapetisse, donne un fait. Inès annonce que le délai moyen des réclamations est passé de dix-huit à neuf jours sur le dernier trimestre. Net, précis, sans fanfare : on comprend ce qui a changé.

La coach. Quand le résultat est collectif, nomme ta part sans effacer celle des autres. Fanny ajoute au compte rendu deux ajustements de méthode qu’elle a proposés, puis leur effet mesuré sur le taux global. Le mérite de l’équipe reste là. Le sien aussi.

L’amie. Quel mot de cette phrase réduit l’ampleur de ce que j’annonce ? Apporte-t-il une information exacte, ou me protège-t-il du regard des autres ? Parfois, un petit mot rapetisse un vrai résultat. Repère-le et remplace-le par un fait.

La coach. La prudence est parfois utile. Le livre ne prétend pas que des gestes individuels répareront les défaillances de management ou de promotion. Mais minimiser systématiquement ses résultats ne corrige pas ces injustices ; cela rend le travail moins visible. Dis les faits, sans porter seule les problèmes du système.

L’amie. Cette semaine, je choisis un résultat récent. Je le formule en une phrase factuelle, précise ma part et crédite les personnes qui ont contribué. Puis je le partage avec quelqu’un qui peut en avoir besoin. Une action simple, dans un lieu utile. Voilà, c’est décidé !

La coach. Lucie finit par présenter un projet à des partenaires externes. Sa phrase résume le chemin : « Je ne me sens pas plus légitime qu’avant. Je me justifie juste beaucoup moins. » La visibilité choisie n’est pas forcément facile, mais devient plus simple à pratiquer. Un pas après l’autre, à ta manière.

L’amie. Cette semaine : un résultat raconté, une minimisation remplacée par un fait, et une personne à créditer avec toi. Tu n’as pas à tout publier ni à parler de ta vie privée. Choisis un geste réaliste, dans un lieu qui compte. Petit, précis, utile : on y va !

La coach. Garde cette phrase d’Eleanor Sorel : « La lumière n’ajoute rien à la valeur de ce travail. Elle le rend visible à celles et ceux qui, sans elle, ne l’auraient jamais su. » Fais un premier pas, à ta manière. Ton travail existe déjà : fais-le connaître avec justesse, sans prendre la place de personne.

L’amie. Pour aller plus loin, rendez-vous sur formadilib.fr : le Carnet de ressources du livre t’attend, gratuit. Et le livre d’Eleanor Sorel, « Personal branding : gagner en influence », est disponible sur Amazon. À très vite pour six nouvelles minutes !

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