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Six minutes pour se relancer · le podcast de la collection Après 60 ans, plus de…
Couverture de Après 60 ans, plus de temps à soi
Tome 5 · 5 min 03 s

Après 60 ans, plus de temps à soi

Vivre ses passions, profiter enfin, sans culpabilité, de Marin Simonetti

Le livreLe Carnet de ressourcesTélécharger (MP3)

Musique : « Toss the Dice », de Dustin Trimble, par Touch ’N Go, orchestre de l’US Air Force en Europe. Domaine public.

Le texte de l’épisode

La journaliste. Bienvenue dans « Six minutes pour se relancer ». Pourquoi faut-il parfois se donner la permission de savourer une tasse de thé, de reprendre le piano, ou de ne rien faire du tout ? Après une vie organisée autour des devoirs, le plaisir peut presque avoir l’air suspect. Un livre de Marin Simonetti pour vivre ses passions et profiter enfin de son temps, sans culpabilité.

FormadiLib. On a appris à mesurer une journée à ce qu’on accomplit pour les autres. Réserver une heure à une envie personnelle ressemble alors à un luxe. Pourtant, le temps à soi n’est pas une récompense : il a sa place, même s’il ne produit rien d’utile.

La journaliste. Oui, je la reconnais, cette petite voix : « Tu pourrais répondre, ranger, rendre service. » Et soudain, le roman attend, le jardin aussi. On peut se sentir égoïste sans avoir lésé personne, comme si le plaisir devait passer devant un tribunal domestique.

FormadiLib. Oui, le juge est souvent une vieille idée du mérite : d’abord le travail et les obligations, ensuite ce qui nous plaît. Mais les heures restantes se remplissent vite. Le livre le dit : « Le temps à soi n’est ni un privilège de l’âge ni une récompense accordée après le travail. » Il faut parfois le choisir.

La journaliste. Mais la culpabilité n’est pas toujours absurde. Il y a des enfants, des parents âgés, des soucis d’argent, de la fatigue. Dire « faites-vous plaisir » peut sembler facile. Comment parler du temps personnel sans oublier que chacun n’a pas les mêmes marges ?

FormadiLib. C’est une réserve importante. Le livre ne prétend pas abolir les contraintes. Il invite à regarder sa semaine telle qu’elle est. Le temps à soi peut être modeste : l’essentiel n’est pas sa durée, mais qu’il soit choisi.

La journaliste. Et il y a une autre peur : si je prends du temps pour moi, quelqu’un pensera peut-être que je ne l’aime pas assez. On confond disponibilité et affection. Certaines familles font de la personne serviable une permanence téléphonique.

FormadiLib. L’humour aide, mais le mécanisme est réel. Un oui donné par réflexe peut devenir amer. On peut choisir la forme de son aide : proposer un autre jour, ou demander un délai. Un non clair ne rompt pas le lien ; il évite parfois que l’aide devienne une corvée silencieuse.

La journaliste. Le cas de Vincent m’a parlé. À soixante-six ans, cet ancien contrôleur de gestion s’ennuie l’après-midi. Il note qu’il aime le jazz, faire du pain, regarder les bateaux. Il connaissait ses goûts, sans les considérer comme des raisons suffisantes.

FormadiLib. Sa liste lui renvoie ses envies sans en faire des projets utiles. Il se met à faire du pain ; sa première miche est ratée. Il recommence, et en a refait depuis onze fois. Rien de spectaculaire : une envie reçoit une place, puis peut revenir.

La journaliste. Ça me plaît, mais je résiste au récit où un loisir sauve tout. Une passion peut coûter du temps et de l’énergie, et l’enthousiasme peut retomber. Ne risque-t-on pas de remplacer la culpabilité de ne rien faire par celle de ne pas persévérer ?

FormadiLib. Oui, si l’on transforme la passion en obligation de performance. Le livre invite plutôt à lui faire une place modeste dans une vraie semaine : « Une passion ne dure pas par l’envie. Elle dure par la place qu’elle occupe dans une semaine réelle. » Une interruption n’efface pas le plaisir.

La journaliste. Dans votre semaine, quel plaisir avez-vous rangé dans la catégorie « quand j’aurai fini » ? Et si vous l’approchiez sans en faire une passion ou une réussite ? Qu’est-ce qui vous ferait du bien, même pendant vingt minutes ?

FormadiLib. Le plaisir compte aussi pour la santé : il nourrit l’attention et rappelle qu’on existe autrement qu’à travers les services rendus. Le livre ne promet pas une joie constante. Il défend le droit de savourer sans prouver qu’on le mérite : un thé, une page lue, cela compte.

La journaliste. Et si la réponse ne vient pas ? Quand on organise ses journées autour des autres, on peut ne plus savoir ce qu’on aime. Inutile de s’en vouloir : une envie n’est pas un formulaire. Peut-être la retrouve-t-on en essayant, sans exiger d’elle un plan quinquennal.

FormadiLib. Oui, sans faire de chaque geste une méthode. On peut réserver un moment à ce qui nous attire, avec ce qu’on a déjà. Le temps à soi n’est pas contre les autres : il permet aussi de revenir vers eux moins épuisé, avec une générosité qui ne ressemble pas à une dette.

La journaliste. Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site formadilib.fr, où le Carnet de ressources du livre vous attend : des activités pour rester en forme proposées par l’Assurance retraite ; les séjours Seniors en vacances présentés sur le Service public ; et L’art à tout âge, des Petits Frères des Pauvres. Chaque livre FormadiLib a son Carnet de ressources.

FormadiLib. Vivre ses passions et profiter enfin de son temps : le livre de Marin Simonetti, dans la collection Après 60 ans, est sur Amazon. Et tous les Carnets de ressources sur formadilib.fr.

La journaliste. Merci d’avoir laissé une chaise à vos envies. À très bientôt dans « Six minutes pour se relancer ».

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