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Six minutes pour se relancer · le podcast de la collection Après 60 ans, plus de…
Couverture de Après 60 ans, plus de liens
Tome 10 · 5 min 10 s

Après 60 ans, plus de liens

Reconstruire un cercle d'amis à 60 ans, quand on part de zéro, de Solène Vardan

Le livreLe Carnet de ressourcesTélécharger (MP3)

Musique : « Toss the Dice », de Dustin Trimble, par Touch ’N Go, orchestre de l’US Air Force en Europe. Domaine public.

Le texte de l’épisode

La journaliste. Bienvenue dans « Six minutes pour se relancer ». À soixante ans, peut-on encore se faire des amis, ou faut-il espérer qu’ils tombent du ciel, avec leur numéro de téléphone déjà enregistré ? Après un changement de vie, les rencontres ne se présentent plus de la même façon. Un livre de Solène Vardan pour se faire des amis et retisser des liens après un changement de vie.

FormadiLib. Au travail, on voyait des gens chaque jour sans avoir à organiser les rencontres. Puis le bureau disparaît, et certaines amitiés s’éloignent. On peut regretter ces personnes, mais aussi le cadre qui facilitait les échanges. Le livre invite à repérer les occasions sans se reprocher un manque de sociabilité.

La journaliste. On quitte un métier, et le carnet d’adresses semble perdre sa fonction avec le badge. Il faut faire le premier pas, comme à l’école. La timidité revient-elle vraiment, ou a-t-on oublié comment aborder quelqu’un ?

FormadiLib. Un peu des deux, peut-être. Le travail organisait les rencontres, mais cela ne signifie pas qu’on soit incapable de créer un lien. Le livre déplace la question : le problème se situe dans votre agenda, pas dans votre personne. Les occasions comptent, et on peut les créer en allant vers des lieux et des visages que l’on revoit.

La journaliste. On imagine qu’une personne formidable va surgir et que la conversation s’écrira toute seule. Pourtant, on cherche parfois ses mots, puis on se demande si l’autre nous a trouvés ennuyeux. L’amitié ressemble moins à un coup de foudre qu’à une petite décision répétée, non ?

FormadiLib. Oui, sans en faire un devoir. Le livre insiste sur la répétition : un premier échange ouvre une porte, puis la familiarité se dessine. S’intéresser à l’autre, écouter et reprendre un détail qu’il a partagé, ce n’est pas une technique pour obtenir une amitié. C’est montrer qu’on a vraiment rencontré la personne.

La journaliste. Mais que cherche-t-on : des amis, ou des activités qui évitent d’avoir à en chercher ? On peut aller jardiner ou réparer un vélo, et rentrer sans avoir parlé à personne. Ce serait dommage d’en faire une promesse déguisée. La solitude choisie a aussi sa dignité.

FormadiLib. Elle l’a pleinement. Le livre distingue le plaisir d’être seul et l’isolement subi : dans un cas, on pourrait joindre quelqu’un si on le souhaitait ; dans l’autre, les possibilités manquent. Une activité ne garantit pas l’amitié, mais donne une raison de revenir et ouvre une possibilité.

La journaliste. Être seul ne signifie pas forcément se sentir seul. On peut préférer les après-midi tranquilles ; à l’inverse, se sentir transparent au milieu d’un repas. Le nombre de contacts ne dit pas tout. Comment éviter de transformer ce sujet en tableau de bord où l’on se noterait de zéro à dix ?

FormadiLib. En observant sa semaine avec douceur, sans faire de la mesure un jugement. Le livre propose de repérer les échanges qui font du bien, les moments de solitude choisis et ceux où l’on aurait aimé voir quelqu’un. Ce n’est pas un examen, mais une façon de distinguer un désir d’un reproche.

La journaliste. On peut se dire « Je n’ai besoin de personne », tout en espérant un appel. Parfois, on refuse une invitation par fatigue, puis on regrette le silence. Il n’y a pas de règle qui transforme chaque oui en bonne idée. La liberté, c’est aussi choisir le lien qui nous convient, non ?

FormadiLib. Un lien doit laisser place au refus et au retour. Si une relation prend trop d’énergie, on peut en changer la fréquence ou la forme, plutôt que tout subir ou couper les ponts. Recevoir compte autant que donner. Demander un coup de main peut ouvrir une conversation plus naturellement qu’une présentation brillante.

La journaliste. À la retraite, Bruno perd la plupart de ses relations professionnelles et s’appuie d’abord sur la vie sociale de sa femme. Les liens qu’il voyait chaque semaine ne sont plus là ; les invitations ne se remplacent pas d’elles-mêmes. Il propose ses compétences comptables à une association, puis rejoint un club de vélo.

FormadiLib. Dix-huit mois après, Bruno a une équipe de vélo et s’implique dans une association. Des personnes l’appellent aussi pour autre chose que sa signature, et sa femme a retrouvé ses mardis. Ses liens se sont construits autour d’activités qui lui ressemblent. Dans votre semaine, quel moment relève d’une solitude choisie, et lequel ressemble à une porte que vous n’osez pas pousser ? Quelle personne aimeriez-vous revoir ? Un message bref ou une proposition de rendez-vous peut être un premier geste.

La journaliste. Pour aller plus loin, rendez-vous sur le site formadilib.fr, où le Carnet de ressources du livre vous attend : des lieux pour se rencontrer, proposés par les Petits Frères des Pauvres ; des lieux qui créent du lien, présentés par la Fondation de France ; et l’émission « Trouver sa place en vieillissant », sur France Inter. Chaque livre FormadiLib a son Carnet de ressources.

FormadiLib. Se faire des amis et retisser des liens : le livre de Solène Vardan, dans la collection Après 60 ans, est sur Amazon. Et tous les Carnets de ressources sur formadilib.fr.

La journaliste. Merci d’avoir remis quelques visages au premier plan. Une nouvelle vie peut démarrer au prochain rendez-vous. À très bientôt dans « Six minutes pour se relancer ».

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