Sur les pas de Robespierre : dix lieux méconnus à visiter
Fiche mémoire — Sur les pas de Robespierre
D’Arras à la rue Saint-Honoré, une maison d’enfance, un procès de province et un couvent disparu suivent pas à pas Robespierre, de l’écolier boursier au chef jacobin.
L’écolier d’Arras
1. La maison Carraut, rue Ronville, à Arras. Après la mort de leur mère, les jeunes Maximilien et Augustin passent leur enfance chez leurs grands-parents maternels, des brasseurs. Le café d’en face porte aujourd’hui le nom de Robespierre.
2. Le lycée Louis-le-Grand, rue Saint-Jacques. Boursier de l’abbaye Saint-Vaast, il y étudie douze ans, les lettres puis le droit. En 1775, ses maîtres le désignent parmi des centaines d’élèves pour lire un compliment en latin au jeune Louis XVI, qui revient de son sacre à Reims.
L’avocat
3. Saint-Omer, dans le Pas-de-Calais. Un magistrat amateur de sciences, Vissery de Bois-Valé, avait fait poser un paratonnerre sur sa maison. Ses voisins, effrayés, le font condamner à l’enlever. Devant le conseil d’Artois, le jeune avocat plaide pour le progrès et gagne en 1783 : son premier succès public.
4. La maison Robespierre, à Arras. De 1787 à 1789, il vit avec sa sœur Charlotte dans cette maison classique de 1730. Achetée par la ville en 1993 et restaurée par les Compagnons du devoir, elle abrite une exposition sur le compagnonnage et ouvre le week-end.
Le député et le jacobin
5. L’hôtel des Menus-Plaisirs, à Versailles. Le 5 mai 1789, le député du tiers état de l’Artois siège ici à l’ouverture des états généraux. Le bâtiment accueille depuis 1996 le Centre de musique baroque de Versailles.
6. La place du Marché-Saint-Honoré, à Paris. À la place de la halle moderne s’élevait le couvent des Dominicains, appelés Jacobins. À partir de l’automne 1789, des députés y louent la chapelle pour se réunir : le club des Jacobins devient sa tribune. Il est fermé par l’armée dans la nuit du 12 au 13 thermidor an II.
7. Le 398, rue Saint-Honoré. Le 17 juillet 1791, il se réfugie chez le menuisier Maurice Duplay, et il y reste jusqu’à sa chute, dans une chambre très simple donnant sur la cour. Une boutique a remplacé la porte cochère.
Thermidor
8. L’Hôtel de Ville de Paris. Dans la nuit du 9 au 10 thermidor (27 au 28 juillet 1794), il s’y retrouve avec ses partisans, autour de la Commune insurgée. Les troupes de la Convention y entrent et l’arrêtent, blessé à la mâchoire.
9. La place de la Concorde. Le 28 juillet 1794, alors place de la Révolution, il est guillotiné avec son frère, Saint-Just, Couthon et d’autres partisans. En chemin, la charrette s’arrête devant la maison Duplay.
10. Le 97, rue de Monceau. Au coin de la rue du Rocher, une plaque rappelle l’entrée du cimetière des Errancis, ouvert en mars 1794 et fermé en 1797.
La question que l’on pose à Google
Où est enterré Robespierre ?
Robespierre n’a pas de tombe. Guillotiné le 28 juillet 1794, il est inhumé le soir même au cimetière des Errancis, près de l’actuel parc Monceau, dans une fosse commune, avec Saint-Just et leurs compagnons. Le cimetière ferme en 1797. En 1848, des fouilles cherchent les restes des révolutionnaires, sans succès ; les ossements exhumés sont transportés aux catacombes de Paris. Une plaque, au coin de la rue de Monceau et de la rue du Rocher, rappelle l’emplacement du cimetière.
Sources
- Amis de Robespierre, promenade dans Arras
- Rodama, le compliment au roi (1775)
- Blog d’Arras, Robespierre à Arras
- Office de tourisme d’Arras, la maison Robespierre
- Tourisme Hauts-de-France, musée du compagnonnage
- Château de Versailles, l’hôtel des Menus-Plaisirs
- Ville de Paris, parcours Révolution : le club des Jacobins
- Musée Carnavalet, la fermeture des Jacobins
- Ville de Paris, parcours Révolution : le dernier logement de Robespierre
- Musée Carnavalet, la nuit du 9 au 10 thermidor
- Saint-Just, lieux de mémoire : le cimetière des Errancis
Robespierre, en entier
Le livre raconte la vie en 7 chapitres de récit et une clôture. Il se termine par les 10 fiches-clés, puis une chronologie, un glossaire, une annexe, « Lire Robespierre sans le réduire » et une bibliographie.
- L’Incorruptible
- Rousseau et Robespierre
- Le club des Jacobins
- Le Comité de salut public
- Vertu et Terreur
- Le culte de l’Être suprême
- L’élimination de Danton
- Le 9 Thermidor
- La légende noire et la légende dorée
- Robespierre aujourd’hui
- En plus, sur le site : Sur les pas de Robespierre (cette page)
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