Sur les pas de Louis Pasteur : dix lieux méconnus à visiter
Fiche mémoire — Sur les pas de Louis Pasteur
Du Jura aux Cévennes, en passant par un glacier des Alpes, des maisons, une église et des laboratoires gardent la mémoire de Louis Pasteur, loin des seuls amphithéâtres parisiens.
Le Jura
1. La maison natale, à Dole. Il naît le 27 décembre 1822 au bord du canal des Tanneurs, dans la maison où son père, Jean-Joseph, travaille le cuir. Devenue musée, elle présente la tannerie familiale et deux portraits au pastel réalisés par Louis adolescent.
2. La maison d’Arbois, dans le Jura. C’est la seule maison qu’il ait possédée, et il y revient toute sa vie, avec un petit laboratoire privé. Propriété de l’Académie des sciences depuis 1991, restaurée, elle a rouvert le 11 septembre 2026 avec une exposition permanente intitulée « Les microbes, c’est la vie ! ».
Les années de jeune savant
3. L’église de la Madeleine, à Strasbourg. Jeune professeur de chimie à l’université, il demande en février 1849 la main de Marie Laurent, fille du recteur. Ils s’y marient en mai. Une gravure de l’église est restée accrochée dans la chambre de Marie Pasteur, au musée Pasteur.
4. La faculté des sciences de Lille. Doyen de la nouvelle faculté en 1854, il prononce le 7 décembre un discours où figure sa phrase la plus citée : « dans les champs de l’observation le hasard ne favorise que les esprits préparés ».
5. Le Montenvers, au-dessus de Chamonix. En septembre 1860, avec un guide et un mulet chargé de ballons de verre, il monte au bord de la mer de Glace pour y ouvrir ses flacons. À cette altitude, l’air est presque pur : la preuve que les germes viennent de l’extérieur.
Sur le terrain et à Paris
6. Pont-Gisquet, près d’Alès. Le 7 juin 1865, il arrive dans les Cévennes pour sauver les élevages de vers à soie, ravagés par la pébrine. Il n’en a jamais vu. Il s’installe dans une maison entourée de mûriers, à un kilomètre du centre, et y revient plusieurs années de suite, jusqu’en 1869.
7. L’École normale supérieure, rue d’Ulm. Il y étudie puis y dirige son laboratoire pendant des années. Après la victoire sur la rage, une lettre arrive d’Orléans, adressée simplement « à celui qui fait des miracles, rue d’Ulm ».
Les adieux
8. Villeneuve-l’Étang, à Marnes-la-Coquette. Dans ce domaine de l’ouest parisien, annexe de son laboratoire, il passe ses derniers mois. Il y meurt le 28 septembre 1895, à soixante-douze ans.
9. La place de Breteuil, à Paris. Financé par une souscription nationale, le monument du sculpteur Alexandre Falguière est inauguré le 16 juillet 1904. Autour du savant assis, des groupes sculptés évoquent ses travaux.
10. La crypte de l’Institut Pasteur. Sous l’entrée principale, une chapelle de style byzantin abrite son tombeau de granit. Ses mosaïques d’or et de couleurs retracent ses découvertes, des cristaux à la rage.
La question que l’on pose à Google
Où est enterré Louis Pasteur ?
Louis Pasteur repose à Paris, dans la crypte de l’Institut Pasteur, rue du Docteur-Roux, et non au Panthéon. Mort le 28 septembre 1895 à Marnes-la-Coquette, il reçoit des obsèques nationales, et le gouvernement propose de l’inhumer au Panthéon. Son épouse, Marie, préfère qu’il repose au cœur de l’Institut qu’il a fondé. Une chapelle funéraire de style byzantin, décorée de mosaïques retraçant ses travaux, est alors creusée sous l’entrée. Marie Pasteur y est inhumée à ses côtés en 1910.
Sources
- Terre de Louis Pasteur, la maison natale à Dole
- Institut Pasteur, la maison d’Arbois restaurée
- Institut Pasteur, Pasteur à Strasbourg
- Centraliens de Lille, le discours du 7 décembre 1854
- Meer, la fin des générations spontanées
- Le Parisien, Pasteur et les vers à soie
- Amis de Pasteur, la maladie du ver à soie
- Académie française, Pasteur, une vie
- RetroNews, les funérailles de Pasteur
- Paris 15 histoire, le monument de la place de Breteuil
- Institut Pasteur, la dernière demeure de Louis Pasteur
Louis Pasteur, en entier
Le livre raconte la vie en une ouverture, 8 chapitres de récit et une clôture. Il se termine par les 10 fiches-clés, puis une chronologie, un glossaire, une annexe, « Comprendre Pasteur avec méthode » et une bibliographie.
- Le vaccin
- La rage, avec le cas Meister
- La pasteurisation
- La génération spontanée
- La théorie des germes
- L’asymétrie moléculaire
- Les fermentations
- Pouilly-le-Fort et le charbon
- L’Institut Pasteur
- Pasteur aujourd’hui
- En plus, sur le site : Sur les pas de Louis Pasteur (cette page)
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