Sur les pas de Gustave Eiffel : dix lieux méconnus à visiter
Fiche mémoire — Sur les pas de Gustave Eiffel
Loin du Champ-de-Mars, des ponts, une gare, un grand magasin, une coupole et une villa au bord de la mer racontent l’œuvre de Gustave Eiffel, de Dijon à Budapest.
Les débuts
1. Le quai Nicolas-Rolin, à Dijon. Il naît le 15 décembre 1832 dans une petite maison qui borde ce quai. Élevé en partie par sa grand-mère, il fait ses études au collège royal de la ville avant de partir pour Paris, où il sort de l’École centrale en 1855.
2. La passerelle Saint-Jean, à Bordeaux. En 1858, à vingt-six ans, il dirige le chantier de ce pont ferroviaire d’environ 500 mètres sur la Garonne, dessiné par d’autres ingénieurs. Le pont, achevé en 1860, porte pourtant son nom. Fermé à la circulation des trains depuis 2008, il a été conservé.
Les grands chantiers
3. Le pont Maria Pia, à Porto. Mis en service en 1877, ce viaduc ferroviaire franchit le Douro grâce à un arc de 160 mètres, alors le plus long du monde pour un arc de fer. Conçu avec l’ingénieur Théophile Seyrig, il est le premier grand ouvrage de l’entreprise Eiffel. Il n’est plus en service, mais il se voit de loin.
4. La gare de l’Ouest, à Budapest. Dessinée par l’architecte Auguste de Serres et construite de 1874 à 1877 par la société Eiffel, la gare Nyugati montre au cœur de sa façade une grande verrière à structure métallique, encadrée de deux bâtiments de pierre et de brique.
5. Le Bon Marché, à Paris. En 1879, dix ans avant la tour, il est appelé à préciser la technique des agrandissements du grand magasin de la rue de Sèvres, imaginés par l’architecte Louis-Charles Boileau. Les verrières font encore la lumière des étages.
6. Le pont de Cubzac, en Gironde. Reconstruit de 1879 à 1883 sur la Dordogne, ce pont routier est inauguré le 4 novembre 1883. Bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale, puis réparé et rénové, il porte toujours la nationale 10.
L’atelier, la coupole et la villa
7. La rue Gustave-Eiffel, à Levallois-Perret. Dans ses ateliers du 48, rue Fouquet, quelque quatre cents ouvriers préparent les 18 038 pièces de la tour avant leur départ pour le Champ-de-Mars. Un mois après l’inauguration, la ville donne à la rue le nom de l’ingénieur.
8. La grande coupole de l’observatoire de Nice. Sur le mont Gros, le bâtiment de Charles Garnier est coiffé en 1887 d’une coupole de 100 tonnes conçue par Eiffel. Elle flotte sur un anneau rempli de liquide, si bien qu’un enfant pourrait la faire tourner.
9. La villa Salles, à Beaulieu-sur-Mer. Séduit par cette villa où sa famille passe l’hiver 1895, il l’achète au nom de son gendre et collaborateur Adolphe Salles. Agrandie au début du XXe siècle, elle est aujourd’hui un hôtel, rue Gustave-Eiffel.
10. Le cimetière de Levallois-Perret. Il repose dans le caveau familial, non loin de ses anciens ateliers. Ce cimetière de banlieue, qui compte quelque 27 000 tombes, abrite aussi celles de Louise Michel et de Maurice Ravel.
La question que l’on pose à Google
Où est enterré Gustave Eiffel ?
Gustave Eiffel repose au cimetière de Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine, dans le caveau de sa famille, et non dans un grand cimetière parisien. Il meurt le 27 décembre 1923, à 91 ans, dans son hôtel particulier du 1, rue Rabelais, à Paris. Le choix de Levallois n’est pas un hasard : c’est dans cette ville, rue Fouquet, devenue rue Gustave-Eiffel, que ses ateliers ont fabriqué les pièces de la tour.
Sources
- Archives nationales, Gustave Eiffel, l’homme de fer
- France 3 Bourgogne, Eiffel le Dijonnais
- Bordeaux Métropole, la passerelle Eiffel
- American Society of Civil Engineers, le pont Maria Pia
- Structurae, la gare de Budapest-Nyugati
- Le Bon Marché, Eiffel et l’architecture du magasin
- Sud Ouest, le pont de Cubzac
- Le Levallois, les ateliers Eiffel
- Association des descendants de Gustave Eiffel, l’observatoire de Nice
- Association des descendants de Gustave Eiffel, la villa Salles
- Actu.fr, Levallois berceau de la tour Eiffel
- Musée d’Orsay, avis d’inhumation de Gustave Eiffel
Gustave Eiffel, en entier
Le livre raconte la vie en une ouverture, 7 chapitres de récit et une clôture. Il se termine par les 10 fiches-clés, puis une chronologie, un glossaire, une annexe, « Les grandes réalisations » et une bibliographie.
- La Tour Eiffel
- Le viaduc de Garabit
- La Statue de la Liberté
- L’architecture du fer
- Les ingénieurs de l’ombre
- L’Exposition universelle de 1889
- L’affaire de Panama
- La soufflerie et l’aérodynamique
- La Belle Époque
- Eiffel aujourd’hui
- En plus, sur le site : Sur les pas de Gustave Eiffel (cette page)
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